posté le dimanche 19 mars 2017 à 15:43

Lorsque le texte paraît...

Mars, tandis que les jardiniers amateurs se penchent sur leurs semis, je récolte les fruits des mois froids.
Comme je regrette de ne pas être (encore) capable de jouer le moindre blues à la guitare !
C'est le genre qui conviendrait le mieux pour raconter la fatigue, les méandres des différents projets et le soulagement de les voir aboutir.
  • Je m'apprête à mettre un point final à l'atelier d'écriture de science-fiction que j'anime avec des collégiens. J'aurai l'occasion d'en reparler. Il n'est pas encore temps.
  • Le numéro 46 de la revue Galaxies, spécial Afrique que j'ai dirigé est chez l'imprimeur. J'y reviendrai. 
  • ALIVE, ma nouvelle consacrée au travail et à l'évaluation existe enfin ! Ce sera le sujet de cet article.
N'en déplaise aux partisans du tout numérique, sentir sous ses doigts le papier du livre achevé, toucher les pages de ce qui, jusque-là n'était qu'un fichier parmi d'autres, est une sensation incomparable.
Les idées deviennent des fichiers dématérialisés qui, à leur tour deviennent des livres, des objets qui n'existaient pas et qui, soudain, prennent de la place, ont un poids, des couleurs, une odeur.
 
Un autre des bonheurs associés à la publication d'un texte, est de pouvoir en parler. Un peu. On m'interroge sur ALIVE et je réponds.
Ça se passe ici. 

Ensuite, vient le moment de présenter l'ouvrage à ses lecteurs et futurs lecteurs. Seront-ils là? Vont-ils l'aimer? 
Le mardi 7 mars, ils étaient présents et enthousiastes.
Le Storify est là
La bande son, ici.
Et on peut déjà lire une première Note de lecture.

L'anthologie, publiée aux éditions La Volte, s'appelle Au bal des actifs, Demain le travail et rassemble 12 nouvelles signées, par ordre voltabétique : 
Stéphane Beauverger, Karim Berrouka, Alain Damasio, Emmanuel Delporte, Catherine Dufour, Léo Henry, L.L. Kloetzer, Li-Cam, luvan, Norbert Merjagnan, Ketty Steward, David Calvo.
 

Nous serons quelques-uns au salon du livre de Paris du 24 au 27 mars. Stand T37
Vous passerez?

 


 
 
posté le vendredi 03 février 2017 à 00:12

La Cuisine de l'amour - Littérature de femmes - 3

 
La cheffe est plus qu'une simple cuisinière.Ses plats relèvent d'un art qu'aucune école de restauration n'aurait pu lui enseigner.
C'est ce que tente de nous expliquer son ancien assistant, celui, dit-il, qui l'a le mieux connue et comprise.
Épris de la cheffe avant même de l'avoir rencontrée, il a eu la chance de l'observer en pleine création et a reçu d'elle de nombreuses confidences, qu'il nous livre, selon ses propres termes, le plus honnêtement possible.
De quelle objectivité peut-on se réclamer quand on est amoureux?
Le premier tiers du roman, assez descriptif, séduit par le récit qu'il nous livre : la naissance d'une génie, l'invention de plats fabuleux par la seule puissance de l'esprit. Très vite, cependant, arrive le doute.
De quoi me parle-t-on réellement?
Le lien de cette femme exceptionnelle avec sa fille, présentée comme un monstre sans nuance, a de quoi intriguer le lecteur.
On retrouve entre les lignes les schémas bien ordinaires de relations difficiles et de dysfonctionnements familiaux.
Guidé par la prose fiévreuse du narrateur, on entrevoit, sur le bord de la route, ce que pourrait donner un autre point de vue, ce que serait l'autre façon de conter cette vie, on entend ce qui n'est pas dit.
Ainsi, tandis que la cheffe cherche à atteindre au maximum de son art exigeant, que son assistant nous dépeint un amour aussi immense que platonique et chante les louanges de celle qu'il adule, nous cherchons une vérité qui sans cesse nous échappe.
La forme de ce roman (pas de chapitres, phrases longues) sert parfaitement le fond qui nous murmure, entre savoureuses énumérations de plats et considérations inspirées sur l'art et sur l'amour, que la réalité objective n'existe pas.
Jamais.
 

« La Cheffe, roman d’une cuisinière », de Marie NDiaye, Gallimard, 288 pages, 17,90 €. 
Liens
Mam'Ayoka

 


 
 
posté le lundi 09 janvier 2017 à 21:16

Ça va pas changer le monde

Toujours pas de résolutions de bonne année concernant la tenue désastreuse de ce blog. 

Mais l'envie d'y revenir. Peut-être parce que Facebook et son mode de relation me conviennent moins bien en ce moment. C'est fou, le temps de cerveau qu'on récupère, loin du réseau social bleu et blanc! 

Revenir à ce blog, donc, y jeter quelques mots, quelques ponts entre vous et moi. 

Tenter de dire la vie, un peu, partager des réflexions et surtout l'amour de l'écriture.

"J'écris peu en ce moment", ai-je coutume de dire. En fait, j'écris différemment. Ou plutôt, je fais «oeuvre de littérature» différemment. 

Imaginer des histoires, explorer des souvenirs, inventer du futur et de l'hypothétique, jouer avec les mots et leurs sens... Tout ça, je le fais encore!

Je ne pourrais pas arrêter et j'ai, comme d'habitude, plusieurs manuscrits sur le feu. 

 

Ce qui est nouveau, c'est la dimension collective de certains projets.

 

L'un d'eux, sur le point d'aboutir, est la direction, comme rédactrice en chef déléguée d'un numéro spécial Afrique pour la revue Galaxies, qui a publié plusieurs de mes textes.

Un défi couteau-suisse dont j'aurai bientôt l'occasion de parler.

 

Autre activité prenante et enrichissante, l'animation d'un atelier d'écriture en direction de collégiens, pour le compte d'une association d'éducation à la citoyenneté. L'occasion de rencontres fortes, parfois déstabilisantes, avec les élèves d'une classe de cinquième et, à travers eux, avec l'enfant éprise de vie et de littérature que j'ai été, il y a longtemps. 

 

Enfin, je co-anime, depuis le mois d'octobre, un cercle de lecture, autour des textes de femmes, avec ma pétillante complice, Oulimata Gueye. Nous nous retrouvons, une fois par mois au restaurant Mam‘Ayoka, à Paris, pour discuter d'un roman proposé le mois précédent. 

Là encore, de belles rencontres qui nourrissent sur tous les plans :  intellectuel, humain et même gastronomique! 

 

«Ça va pas changer le monde, ça ne va pas le déranger», chante en commentaire l'inimitable Joe Dassin, et d'ajouter, philosophe «... Et la vie continue».

 

 

 

 


Commentaires

 

1. chrysteletrueba  le 10-01-2017 à 10:56:11  (site)

Bonjour

Comme vous avez raison en disant : "C'est fou, le temps de cerveau qu'on récupère, loin du réseau social bleu et blanc !"

Se déconnecter selon-moi est un bon moyen de se re-connecter à soi-même.

Je vous souhaite une belle journée

2. k_tastrof  le 11-01-2017 à 23:35:37  (site)

Merci, Chrystel
Je reste connectée (la preuve), mais d'une façon qui me convient mieux en ce moment.
smiley_id68887

3. chrysteletrueba  le 12-01-2017 à 16:53:47  (site)

Bonjour

Clin doeil Et pour l'avoir vécu également, j'en suis ravie pour vous car, les bienfaits sont nombreux
Une belle agréable fin de journée

 
 
 
 

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