
A la Saint Nicolas, je repense toujours à la Belgique de mes souvenirs (qui ne coincide pas forcément avec La Belgique), à Liège, à mes études à l'Université Catholique de Louvain et, fatalement aux étudiants buveurs de bière du cercle Agro qui baptisaient de leur urine ma terrasse et un de mes murs.
On nous avait déjà parlé des bébés congelés. Une affaire, à ce qu’il paraît. Pas de larmes, pas de nuits gâchées et même pas de couches à changer ! pas de réunions de parents, pas de crise d’adolescence, pas de piano le mercredi… la liste de tous les avantages serait trop longue à énoncer. 

Aux Antilles, les veillées, pas forcément mortuaires, sont peuplées de contes qui commencent souvent, comme partout, par un échange rituel entre le conteur et son public:


«Les temps du passé ont des noms de défaillance : imparfait, passé composé.» (Pascal Bonnafoux) Une constatation amusante et triste à la fois.Si j’avais pu me refaire un passé, quel serait-il ?
En pleine reprise de mon activité professionnelle officielle, en proie au doute et déjà infestée par les microbes pathogènes de l'automne, je dispose de moins de temps et de sérénité pour écrire. C'est le risque lorsqu'on n'a pas cédé corps et âme à sa passion, me dira-t-on. Pourtant, c'est là, dans l'agitation et sous les feux croisés de ces différentes agressions que je ressens plus fort que jamais le besoin d'écrire.